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Le mildiou de la tomate

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Généralités sur le mildiou de la tomate

Le mildiou est un champignon qui se développe sur l'ensemble de la plante (tige, feuillage, fruit, fleur).
Son action est généralement d'abord visible sur le feuillage de la tomate, puis sur les fruits, les rendant ainsi impropres à la consommation.
L'impact sur les fleurs est redoutable car ils les assèchent empêchant ainsi toute fructification.

Il existe plusieurs souches de ce champignon, notamment deux chez les solanacées (phytophtora infestans et parasitica).
Chaque famille botanique ou presque possède un mildiou, mais celui-ci reste confiné dans cette famille, d'où l'intérêt de pratiquer des rotations de culture par famille botanique.

Selon les années, la pression exercée par ce champignon est plus ou moins forte, car les conditions pour son développement sont plus ou moins réunies selon la météo.

Le mildiou apprécie particulièrement les journées orageuses, et démarre son développement lorsque l'humidité est présente entre trois et huit heures selon la température.

Comment éviter ou limiter l'installation du mildiou ?

Comme toujours en bio, il faut privilégier les actions préventives pour limiter l'installation du parasite.
Pour cela, il est bon:

  • d'adopter une rotation des cultures par famille botanique (et non pas par légumes feuilles, racines, fruits),
  • d'avoir des cultures bien aérées, donc pas trop dense au niveau du feuillage (d'où l'intérêt de la taille),
  • de privilégier des variétés résistantes ou tolérantes,
  • de privilégier un arrosage au pied de la plante plutôt que par aspersion du feuillage,
  • d'utiliser un hydrolat d'huile essentielle de thym (3L pour 1000L) possède un effet fongicide préventif contre le mildiou.

Cette dernière recommandation est directement issue de mes cours de BPREA. Je ne l'ai jamais mis en œuvre sur la ferme et ne peux donc témoigner de son efficacité réelle. Par ailleurs, son coût me semble un peu prohibitif, mais cela reste à confirmer là aussi.

Comment gérer le mildiou en bio quand il est là ?

Si malgré tout, le mildiou parvient à s'installer, l'usage de la bouillie bordelaise (à base de cuivre) est autorisé en bio.

Attention cependant à ne pas abuser de ce produit, car le cuivre est peu assimilé par les plantes, qui n'en ont pas beaucoup besoin; il est même phytotoxique pour les plus sensibles (ombellifères, cucurbitacées)
De plus, c'est un élément stocké par l'argile du sol (Cu2+). Il n'y a donc pas ou peu de lessivage, d'où une tendance à s'accumuler dans le sol au fil des ans.
Comme, par ailleurs, le cuivre est toxique pour les bactéries et les vers de terre, son emploi à long terme est néfaste à la vie micro-biologique de votre sol.

Le cuivre possède un effet préventif uniquement.
Il agit par contact en empêchant la germination des spores de champignons.
Ne sont donc protégées que les feuilles traitées (attention aux moments où la plante pousse rapidement) AVANT la pluie.

C'est là un point très important, car la plupart des gens pensent qu'il faut faire le traitement après une pluie. Non ! Souvenez-vous, on met son imperméable avant d'être mouillé et non pas après !

Son efficacité dépend de la qualité de la pulvérisation; à ce titre, il est préférable de traiter avec un atomiseur (qui crée un brouillard très fin et à l'aide d'une soufflerie permet d'humecter les deux faces des feuilles) et non pas avec un pulvérisateur.

La qualité traitement permet de diminuer sans risques les doses par deux ou quatre voir par dix, si le cuivre est associé avec un purin d'ortie par exemple.

S'il a le temps de sécher avant la première pluie, la persistance d'action du cuivre est d'environ de sept à dix jours selon les fabricants, ou 20 à 50mm de pluie pour les plus résistants au lessivage.

Une feuille traitée peut développer un mildiou après lessivage ou après la période de persistance d'action, mais le mildiou développé sera beaucoup moins virulent que sur une feuille non traitée précédemment (nouvelles feuilles).

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