PANIER DE LÉGUMES BIO EN LOT-ET-GARONNE

La Foire Aux Questions

tomates

Questions sur l'offre des paniers bio

  1. Quelles sont les différences avec des paniers en AMAP ?
  2. Vos paniers me semblent intéressants mais je n'ai pas envie de m'engager pour une année.
  3. Je n'ai pas envie de recevoir un panier chaque semaine. Comment puis-je faire ?
  4. Il y a certains légumes que je n'aime pas. Est-il possible d'avoir un panier personnalisé ?
  1. Quelles sont les différences avec des paniers en AMAP ?

    Plusieurs différences existent:

    • Vous n'êtes pas obligé de passer retirer votre panier à un horaire fixe. Le jour de retrait est imposé mais vous pouvez venir retirer votre panier quand bon vous semble dès qu'il est déposé.
    • Vous n'avez pas besoin de participer à la distribution des paniers, ce qui peut vous faire gagner du temps.
    • Vous n'avez pas la possibilité d'échanger vos légumes avec d'autres consommateurs, ce qui parfois peut se faire au sein d'une AMAP quand les personnes se connaissent bien.
    • Vous n'êtes pas obligé de constituer ou de rejoindre un groupe de personnes pour bénéficier de l'offre.
    • Il n'existe pas de lien de solidarité fort entre consommateur et producteur comme en AMAP.

    Si vous préférez rejoindre une AMAP sur Agen ou ses environs, rendez-vous sur cette page.

    retour au sommaire des questions

  2. Vos paniers me semblent intéressants mais je n'ai pas envie de m'engager pour une année.

    Votre engagement ne porte pas sur une année. Certes, l'abonnement est payé en début d'année et pour l'année complète, mais vous pouvez décider d'arrêter de recevoir des paniers quand bon vous semble, de préférence en début de mois suivant puisque vous avez déjà payé les paniers pour le mois en cours.

    D'autre part, si vous n'êtes pas sûr que les paniers vous conviennent, vous avez la possibilité de tester la formule pendant un mois sans régler d'abonnement.

    retour au sommaire des questions

  3. Je n'ai pas envie de recevoir un panier chaque semaine. Comment puis-je faire ?

    Il existe la possibilité d'utiliser vos jokers. Au delà du nombre de jokers il n'est pas possible de ne plus recevoir de paniers, car il faudrait pour cela que je mette en place un suivi, semaine par semaine, des paniers livrés et réglés qui, s'il devait se généraliser à tous les adhérents, est extrêmement chronophage. Or, l'avantage de la formule panier pour un producteur, réside, entre autres, dans le fait d'un gain de temps pour sa commercialisation. Il ne m'est donc pas possible de m'engager à faire un suivi individuel semaine par semaine de tous les paniers.

    retour au sommaire des questions

  4. Il y a certains légumes que je n'aime pas. Est-il possible d'avoir un panier personnalisé ?

    C'est une problématique qui rejoint celle de la question précédente. Organiser des paniers individualisés demande beaucoup plus de temps que de faire des paniers uniformes. Le temps de récolte s'en trouve allongé, de même que le temps de préparation des paniers eux-mêmes. C'est donc, contre-productif. Je ne peux donc pas m'engager à faire un panier spécifique pour chaque adhérent.

    Il existe par contre, une alternative aux paniers qui serait de créer une AMAP. En général, au sein d'une AMAP, bien que tous les paniers soient identiques, vous avez la possibilité d'échanger certains de vos légumes avec ceux d'autres consommateurs.

    Ainsi tout le monde y gagne; à la fois le producteur et le consommateur.

    retour au sommaire des questions

courge jaune

Questions sur l'agriculture biologique

  1. L'agriculture biologique, c'est pas possible !
  2. Les produits bio c'est cher !
  3. Comment se déroule la certification bio avec l'organisme de contrôle ?
  4. Qui paye la certification par l'organisme de contrôle ?
  5. Je souhaite démarrer une activité de maraîchage biologique. Quelle formation me recommandez-vous ?
  1. L'agriculture biologique, c'est pas possible !

    Voilà une interpellation qui m'a parfois été faite. Rarement par des consommateurs, mais plus souvent par des agriculteurs, tous non bio évidemment !
    Ces personnes partent du principe qu'il n'est pas possible d'obtenir des aliments sains dans un environnement pollué (eau, air), et que donc produire bio est impossible.
    C'est un raccourci courant, mais une erreur classique de celui qui méconnaît le cahier des charges AB, car, en tant que producteur bio, nous avons une obligation de moyens à mettre en œuvre, et non pas une obligation de résultats. En d'autres termes, le producteur bio est responsable des moyens qu'il emploie (et surtout de ceux qu'il n'emploie pas !) pour produire et non pas de l'environnement dans lequel il produit.
    Mon travail consiste à ne pas utiliser de pratiques polluantes dans un environnement qui est ce qu'il est ... Et c'est déjà pas si mal, car on évite ainsi de rajouter de la pollution, en ayant l'espoir de donner aux générations futures un environnement plus sain qu'il ne l'est actuellement.

    retour au sommaire des questions

  2. Les produits bio c'est cher !

    Combien de fois ai-je entendu cette remarque ? J'avoue que j'en ai perdu le compte !! Comment y répondre en quelques mots, alors qu'il faudrait presque un site entier pour aborder le sujet du prix d'un produit ? Le sujet est vaste, et je n'ai pas la prétention d'en faire le tour, mais voilà quelques pistes de réflexion ...

    Tout d'abord, il faut d'abord se poser la question de « cher par rapport à quoi ? ». Par rapport à la qualité du produit ? Par rapport à un produit non bio (disons chimique pour être plus direct) ? Par rapport au salaire de l'acheteur ? de celui du maraîcher ? Du temps passé à cultiver le légume ?
    On le voit bien, la réponse ne sera pas la même selon le contexte (souvent caché) de la question.
    Plutôt de comparer le prix d'un légume bio à un autre légume, je pense qu'il conviendrait mieux de comparer le rapport qualité/prix de ces légumes, car j'ai la prétention de produire des légumes de bien meilleure qualité qu'un légume «classique» acheté en grande surface. Donc avant tout, comparons ce qui est comparable ...

    Ensuite, si on souhaite raisonner sur le prix, il convient de prendre en compte le coût de production du légume (ça semble être la moindre des choses si on souhaite la survie de nos fermes ...); et là, le coût de production est très variable d'une ferme à l'autre. Tout d'abord entre légumes conventionnels et AB; les pertes pendant la culture ne sont pas les mêmes. En bio, nous n'avons pas ou peu de produits qui soignent les maladies (dits curatifs), on met donc l'accent sur la prévention; mais parfois cela ne suffit pas, il faut donc se résoudre à perdre une partie de sa récolte. En conventionnel, la problématique n'est pas la même car les produits chimiques curatifs existent et sont largement employés pour mener à terme une récolte.

    Le prix d'un légume peut également varier d'une ferme à l'autre, selon que cette ferme pratique un maraîchage diversifié (sur 40 ou 50 légumes) ou au contraire se spécialise sur quelques légumes, permettant ainsi une mécanisation accrue, lors de la récolte par exemple. Les deux modèles de ferme existent mais n'ont pas le même coût de production, ni le même impact environnemental, car lorsqu'on fait sa saison sur quelques légumes seulement, il est hors de question, économiquement, de perdre toute une récolte ...

    Quant à mécaniser le travail sur plusieurs dizaines de légumes, c'est tout simplement impossible économiquement pour de petites structures; les outils étant très souvent dédiés à un seul légume et coûtant plusieurs milliers d'euros pièce.

    retour au sommaire des questions

  3. Comment se déroule la certification bio avec l'organisme de contrôle ?

    Deux types de contrôles existent: le contrôle inopiné et le contrôle planifié sur rendez-vous. Ils ont lieu, au minimum une fois par an, sur le lieu de production ou sur le lieu de vente (sur un marché par exemple).

    Dans tous les cas, un contrôleur passe et se charge de vérifier la conformité des pratiques au cahier des charges AB, à la fois sur les aspects «administratifs» (vérification de la traçabilité avec production de documents) et sur les aspects pratiques (examen des semences utilisées, visite des cultures dans les champs).

    A l'issue de ce contrôle, le contrôleur dresse un rapport de sa visite en signalant les éventuels écarts constatés. Ce rapport est ensuite examiné par l'organisme de certification qui peut soit délivrer la licence et le certificat de conformité, soit:

    • demander des pièces complémentaires avant de statuer définitivement,
    • suspendre provisoirement la licence ou le certificat de conformité,
    • retirer définitivement la licence et le certificat de conformité.

    retour au sommaire des questions

  4. Qui paye la certification par l'organisme de contrôle ?

    Le paiement de la procédure de certification, renouvelée chaque année, est à la charge du producteur.
    Chaque activité au sein de la ferme fait l'objet d'un coût de certification à part (ex: production de légumes, transformation, production de fruits, etc ...) ce qui fait que le coût d'une certification est différent selon les cas.

    Selon les départements et les régions, tout ou partie de ces frais de certification peuvent être pris en charge, sous forme de subvention, par le conseil général ou régional.

    En 2013, en Aquitaine, le coût de la certification est pris en charge par le conseil régional dans la limite d'un plafond.

    retour au sommaire des questions

  5. Je souhaite démarrer une activité de maraîchage biologique. Quelle formation me recommandez-vous ?

    Tout d'abord, je dois dire qu'une formation me semble quasi-indispensable avant de se lancer dans ce métier. Elle vous permettra, si vous n'êtes pas issu-e du monde agricole, de tâter la réalité du terrain. En tant qu'ancien citadin, je sais qu'on a tendance parfois à idéaliser un peu « la vie à la campagne ». Et puis le métier de maraîcher est bien plus complet (et peut-être même complexe) qu'il n'y paraît vu de l'extérieur ; pas grand chose à voir avec du jardinage par exemple.

    Si votre formation comporte de nombreuses périodes de stage, vous pourrez vous confronter à la réalité quotidienne du terrain en toute saison. La période de stage permet une prise de conscience des difficultés qui vous attendent dans ce métier; cela peut être l'occasion de renoncer à se lancer si la tâche vous semble trop ardue, ou de modifier votre projet d'installation, en partant sur un projet collectif par exemple. Dans tous les cas, l'effet ne peut être que bénéfique.

    Concernant la formation proprement dite, je pense qu'il faut privilégier deux aspects :

    • d'une part, suivre une formation 100 % bio, et non pas une formation avec un ou deux modules de bio noyés dans le reste, car il est fondamental d'avoir une vision globale. Aborder le fonctionnement d'un sol vivant, y compris en apprenant les limites de notre connaissance sur le sujet, est fondamental pour vos futurs choix de conduite de cultures.

    • d'autre part, trouver une formation qui fait la part belle aux périodes de stage, si possible en toute saison, car c'est là que vous allez apprendre les rudiments de votre futur métier. Juste de quoi démarrer sans trop galérer dans les premiers temps.

    Le lieu de votre stage est lui aussi fondamental ; allez dans une ferme qui vous correspond en terme d'esprit, et de philosophie de la bio ; vous vous sentirez mieux préparé au moment de vous lancer. Par exemple, si vous avez l'intention de vous installer en travaillant avec un tracteur, il faut absolument que vous puissiez vous servir d'un tracteur sur votre lieu de stage ; et dans tout type de travail (plantation, récolte, désherbage, travail du sol, réglage et entretien des outils, ...), car, croyez moi, ces quelques heures de conduite derrière vous seront précieuses au moment de démarrer votre installation.

    Renseignez vous bien, car certains agriculteurs ne laissent pas les stagiaires utiliser leur tracteur. Dans ce cas là, mieux vaut trouver un autre lieu de stage ...

    Bien, tout ceci étant dit, quelle formation conseiller ?

    Si vous faites le tour des formations en maraîchage 100 % biologique, vous verrez qu'il n'y en a pas tant que cela en France (il y en avait quatre ou cinq en 2009). Je ne peux donner mon avis sur chacune d'elles, car je n'en connais qu'une seule !

    Personnellement, j'ai suivi celle dispensée par le CFPPA à Brens dans le Tarn. C'est une formation mise en place par le réseau Nature et Progrès (les pionniers de la bio en France).
    Très riche et intéressante, c'est une formation qui donne les bases pour démarrer, et vous permet de visiter plein de fermes différentes ; autant d'expériences dans lesquelles vous pourrez piocher les idées qui vous plaisent.

    Voilà, vous avez maintenant plein d'éléments pour faire votre choix ! Si vous avez des questions sur le sujet, c'est par ici que ça se passe.

    retour au sommaire des questions

champ de poireaux

Questions sur ma pratique du maraîchage

  1. Pourquoi utiliser des variétés anciennes de légumes ?
  2. Comment vous procurez-vous vos variétés anciennes de légumes ?
  3. Quelles différences entre le jardinage et le maraîchage biologique ?
  1. Pourquoi utiliser des variétés anciennes de légumes ?

    L'utilisation de variétés anciennes de légumes est pour moi un aspect fondamental dans mon travail. Pourquoi cela ? Avant d'apporter ma réponse, il me faut faire un rapide résumé des solutions existantes en matière de semences.

    Globalement, il existe trois familles de semences, dont deux sont utilisables en bio:

    • les semences anciennes, inscrites ou non au catalogue officiel des semences,
    • les semences hybrides, dites F1,
    • les semences OGM, interdites en bio.

    Les semences hybrides F1, introduites dans les années 60, n'ont cessé de se développer depuis, et représente une bonne partie de l'offre des catalogues des semenciers professionnels. Elles sont issues de croisements forcés entre deux variétés présentant chacune un caractère intéressant (par exemple, forte productivité ou aspect homogène ). Ces caractères se retrouvent alors combinés dans la variété hybride F1 (forte productivité et aspect homogène).

    Le problème de ces variétés F1 est qu'elle sont soumises à un brevet du semencier qui en interdit toute reproduction, d'une année sur l'autre, par le producteur. D'autre part, le caractère combiné de la variété est perdu d'une année sur l'autre dans 75% des cas, ce qui induit un rachat de nouvelles semences si on souhaite posséder les mêmes caractéristiques. C'est donc, du point de vue économique, un peu l'ancêtre des OGM, même si d'un point de vue botanique ils sont conçus différemment (bien que la différence tende à diminuer de plus en plus).

    Les variétés F1 possèdent un deuxième inconvénient majeur; elles n'ont pas été sélectionnées selon des critères qui me conviennent; elles sont souvent réputées pour leur forte productivité, leur homogénéité (les légumes se ressemblent fortement d'une plante à l'autre) ou leur résistance à telle ou telle maladie. Mais, en contrepartie, elles ont des qualités gustatives souvent médiocres, et elles réduisent fortement la diversité génétique des plantes (par le souhait de les rendre homogènes), réduisant d'autant leur capacité d'adaptation à un environnement en perpétuelle évolution.

    Chacun de ces défauts (dépendance au semencier, qualité gustative médiocre, réduction de la biodiversité) justifie en soi mon choix de privilégier les variétés anciennes qui ont des qualités exactement opposées; possibilité de reproduction par le paysan, bonne qualité gustative des légumes, entretien de la biodiversité génétique.

    Si le sujet vous intéresse, je vous invite à visiter le site du réseau semences paysannes dont vous trouverez le lien sur la page de mes sites favoris.

    retour au sommaire des questions

  2. Comment vous procurez-vous vos variétés anciennes de légumes ?

    Une bonne partie des semences de variétés anciennes est produite sur la ferme année après année. Il m'arrive néanmoins d'acheter des semences pour de nouvelles variétés par exemple.
    Personnellement, je me procure quasiment toutes mes semences chez Biaugerme et Germinance, tous deux membres du réseau Semences Paysannes, car ils ont, à eux deux, une gamme assez large, et proposent tous les deux une bonne qualité de semences, avec un bon taux de germination.

    Vous trouverez tous leurs liens sur la page de mes sites favoris.

    retour au sommaire des questions

  3. Quelles différences entre le jardinage et le maraîchage biologique ?

    La différence fondamentale entre les deux est que dans un cas, on doit pouvoir en vivre, et pas seulement s'en nourrir !

    Cela fait une grosse différence, car, la dimension économique est primordiale si on veut pouvoir durer; sans en faire un objectif en soi, il faut tout de même une certaine rentabilité économique de manière à avoir un salaire décent et pouvoir entretenir voire investir dans du matériel pour améliorer son outil de travail.

    Et le moindre investissement en matière agricole se paye au prix fort ...

    Cela induit des choix afin de pouvoir travailler à une large échelle de manière efficace; de nombreuses pratiques intéressantes en jardinage ne peuvent malheureusement pas se reproduire à grande échelle, tout simplement par manque de temps ...

    retour au sommaire des questions