PANIER DE LÉGUMES BIO EN LOT-ET-GARONNE

Un petit mot de présentation sur ...

La ferme

Installée sur la commune de Beauville, dans le lot-et-garonne, la ferme est constituée d'environ douze hectares de terres dont quatre sont des bois et forêts. La surface consacrée au maraîchage est d'environ un hectare et comporte 1.280m2 de tunnels non chauffés.

Les terres sont certifiées en bio depuis plus de vingt ans et se trouvent dans un espace privilégié; on y croise plus souvent des chevreuils ou des lièvres que des voitures !

Il existe un petit verger d'une quinzaine de fruitiers (pommier, poirier, pêcher, prunier) et un poulailler d'environ 2.000m2 occupé par une quinzaine de poules pondeuses.

La totalité de la production de légumes est certifiée en bio. Le verger quant à lui ne produit pas encore, et les pondeuses n'ont pas été certifiées, bien qu'elles soient nourries et élevées selon les conditions du cahier des charges AB, car le surcoût de ce complément de certification ne peut pas être amorti sur une aussi faible production.

Cette ferme est membre du CIVAM Bio et du réseau WWoof France et accueille donc des personnes intéressées par la découverte et l'apprentissage du maraîchage bio.

Pour localiser la ferme, rendez vous sur la page de contact et pour vous faire une idée du lieu, vous pouvez visiter la galerie de photos.

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stand de légumes

Les produits proposés dans les paniers

Les produits présents dans les paniers sont des légumes bio de saison accompagnés parfois de quelques plantes aromatiques parmi les plus courantes, comme du thym, du persil ou du basilic par exemple. La liste des légumes est donc variable selon les saisons et comporte entre 40 et 50 légumes différents dans l'année.

L'accent est mis sur des légumes ayant une bonne qualité gustative, c'est pourquoi l'utilisation de variétés anciennes de légumes est privilégiée.

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coloquintes

Mon parcours de producteur

Je suis installé en tant que maraîcher bio depuis octobre 2009. Auparavant, je travaillais pour un grand groupe industriel dans l'informatique embarquée temps réel. Pas grand-chose à voir me direz-vous ! Et pourtant ... Les deux compétences se complètent assez bien je trouve, car l'usage de l'outil informatique se révèle assez précieux quand il s'agit d'organiser son travail, de synthétiser des bilans ou pour créer un site internet par exemple !

C'est en 2008 que j'ai effectué ma reconversion professionnelle, en suivant une formation par alternance de dix mois en maraîchage biologique au CFPPA à Brens dans le Tarn. Cette formation m'a permis d'appréhender toute une partie théorique (pour comprendre comment vit un sol par exemple) et aussi des aspects pratiques pendant un stage réparti sur dix-sept semaines pendant ces dix mois. Au terme de cette formation, nous nous sommes installés en couple pour démarrer cette activité, que je poursuis désormais seul depuis fin 2011.

Nous étant installés sur des terres labelisées bio depuis plus de vingt ans, nous avons pu vendre notre production en bio dès la première année.

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radis roses

Ma philosophie de la bio

Comme je le disais rapidement dans mon message de présentation de ce site, il existe plusieurs manières de pratiquer l'agriculture biologique. En fait, je dirais presque qu'il y a autant de pratiques que de pratiquants. Ce qui nous regroupe tous, c'est le cahier des charges AB que nous devons tous respecter. Mais au-delà de ce cahier des charges, les pratiques agricoles sont multiples et souvent guidées par les contraintes économiques; on ne travaille pas de la même manière lorsqu'on doit produire pour des grossistes ou pour de la vente directe. Dans un cas, vous produisez de grandes quantités sur une diversité de légumes limitée, dans l'autre vous produisez de «petites» quantités sur une gamme très large.

Dans mon cas, je travaille seul et vends toute ma production en vente directe, sauf de rares excédents que je livre chez un grossiste. J'ai également fait le choix de privilégier l'équilibre de mon environnement de culture en minimisant l'utilisation de produits parmi ceux autorisés en AB. Je m'interdis, par exemple, l'usage de produits non sélectifs (i.e. qui ne cible pas un ravageur particulier mais impacte tout le vivant) tel que le pyrèthre. En fait je n'utilise que du produit anti-limace, et encore de manière très ciblée, ce qui fait que mes légumes sont souvent «habités». J'utilise par contre couramment des purins de plantes, tels que, le purin d'ortie, de prêle, de fougère et de consoude, qui pour certains renforcent les défenses immunitaires naturelles des plantes.

Par ailleurs, de manière à limiter mon impact sur l'environnement, je n'utilise pas de serres chauffées pour les cultures et très peu de paillage plastique (uniquement sur ail et échalote) que je ré-utilise d'année en année. Cela implique pas mal de travail de désherbage manuel, et donc peut être moins de productivité, mais c'est un choix que j'assume, car il est pour moi plus cohérent avec ma vision de la bio.

De la même manière, je me refuse à utiliser de l'eau pompée en profondeur pour cultiver mes légumes. Pour cela, je fais appel:

  • à l'eau de pluie, récupérée sur les tunnels de culture; les quantités récupérées ainsi sont considérables, plusieurs centaines de m3 par an. J'utilise cette eau elle pour l'arrosage de tous les plants produits sur la ferme, pour le premier arrosage après plantation, pour arroser les cultures qui peuvent s'arroser au seau (comme les tomates ou courges) et pour laver le camion.
  • à l'eau de ruissellement, que je capte dans une retenue qui me sert essentiellement pendant la période la plus sèche ou pour arroser les cultures sous abris
Il faut dire que j'ai la chance de bénéficier d'une terre très argileuse, certes délicate à travailler, mais qui donne des légumes avec plein de saveurs et qui présente l'avantage de très bien retenir l'eau de pluie, pour peu que le sol soit correctement travaillé.

Dans le domaine du travail du sol justement, je n'utilise pas, ou peu, d'outils rotatifs qui, s'ils ont l'avantage de préparer rapidement une surface, présentent aussi l'inconvénient de beaucoup perturber la vie du sol. Je privilégie donc l'usage systématique d'outils à dents qui, utilisés à bon escient, donnent d'excellents résultats même sur une terre très lourde, très argileuse. On peut tout à fait, avec ces outils à dents, avoir une structure de terre très fine, qui file entre les doigts comme du sable, malgré ses 30 ou 40% d'argile.

Fin 2015, j'ai démarré une expérimentation en permaculture, histoire de tester la viabilité économique de ce mode de production qui me séduit beaucoup sur le papier.
Les avantages de ce mode de production sont nombreux. Parmi les plus intéressants, car ils rentrent pleinement dans ma philosophie, on peut citer la réduction massive des intrants sur la ferme. Tous les travaux se font manuellement (exit donc le tracteur, grand consommateur d'énergie fossile), et le sol devient auto-fertile (pas d'usage d'engrais).
Deux bonnes raisons parmi d'autres pour tester cela grandeur nature, en vous communiquant les résultats les plus marquants.

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